12 avril 2016

Bon anniversaire cher Pinnacle

Cher Pinnaaaacle! …C’est  à ton touuur …de te laissser parlerrr d’amouuur….la la la la! Et bien oui, c’est l’anniverssaire à Pinnacle ce mois-ci, 20 ans déjà.

Pinnacle été construit au mois de mai 1996 à Largo en Floride. La compagnie Catalina fut fondée en Californie.  Après plusieurs modèles, la série Catalina 380 a fait son apparition en 1996.  Le modèle Catalina 380 a été dessiné par la main de Mr Gerry Douglas, ingénieur/architecte naval bien connu dans l’industrie du voilier de plaisance.

En 1997, selon la revue de voile « Cruising World », ce modèle aurait gagné le titre étant comme le meilleur des 10 premiers voiliers de navigation croisière/côtière.  Pinnacle a d’ailleurs eu la chance de faire la couverture dans l’édition de la revue Cruising World.

Sa mise à l’eau n’a pas été effectuée après sa construction, il s’est plutôt retrouvé sur la route. De ce modèle, Catalina 380, Pinnacle a été le 10e à être construit et est devenu en quelque sorte la star de sa ligne de production.  Après l’avoir équipé de quelques options supplémentaires, le voilier Catalina 380 Hull # 10 est fièrement parti en pleine tournée dans les salons nautiques, d’une salle de montre à l’autre aux quatre coins des États-Unis afin de se faire valoir aux futurs propriétaires de ce nouveau modèle.

Finalement, le premier propriétaire qui a cédé à son charme à fait une offre d’achat directement sur place au salon nautique. Le nouveau acquisiteur l’a baptisé au nom de ‘’Pinnacle’’  et lui a trouvé une belle marina dans l’état du Connecticut. 
  
13 ans plus tard, Pinnacle entre dans notre vie.  Nous l’avons trouvé sur la côte Est américaine juste au sud de Boston dans un petit village nommé Noank.  Par la suite, nous l’avons convoyé jusqu’au lac Champlain, où il y est demeuré jusqu’à notre départ pour les mers du sud en septembre 2013.  Nous sommes persuadé que Pinnacle préfère les eaux chaudes à celle du nord.

Nous sommes toujours bien heureux de vivre à bord de notre beau voilier, notre maison sur l’eau, finalement. C’est un voilier confortable et à la fois pratique. Il y est toujours plaisant d’y retourner après une longue journée à explorer les îles des Antilles. Le bien-être d’un certain niveau de confort sur l’eau est essentiel et nous pouvons facilement le retrouver encore, et cela après trois ans de vie à bord de Pinnacle.  Il fait partie de notre vie et il y occupe une place importante.


Merci beaucoup Pinnacle!

7 avril 2016

Saba

C’est plaisant d’arriver à St-Martin mais aussi de la quitter pour une nouvelle aventure. La mer est belle aujourd’hui, avec un vent léger du sud-est, nous filons droit devant vers une île plutôt mystérieuse. Elle se nomme Saba. Pinnacle a finalement ses ailes déployées après 5 semaines de repos à se refaire une beauté dans le lagon de Marigot à St-Martin. Il glisse sur l’eau turquoise et nous sommes aussi heureux de retrouver le grand sentiment de liberté que la mer peut nous procurer.

L’île volcanique de Saba est définitivement une île unique et très impressionnante quand on prend le temps de l’observer au loin à l’horizon. Elle émerge de la mer comme une immense forteresse naturelle. Les villages situés sur le versant du volcan sont bien protégés des ouragans menaçants par leurs falaises . L’île de Saba ressemble étroitement à une image d’une île préhistorique que l’on retrouve dans les manuels géographiques de la petite école.



 Appelée « The Unspoiled Queen », l’île appartient au Royaume des Pays-Bas.
Son sommet le plus haut, le mont Scenery, atteint 877 mètres.  La langue parlée est le Néerlandais mais l’anglais est la langue usuelle et environ 1 800 habitants habitent l’île.

Saba n’est pas beaucoup visité par les navigateurs car le mouillage n’est pas protégé et est considéré comme très rouleur, en plus que ça prend une fenêtre météo exceptionnelle pour y rester.


Au mouillage, on se sent si petit auprès de ces immenses falaises abruptes qui longent la mer.

Les falaises sont magnifiques et grandioses
 Randonnée sur l’île

On se rend au village nommé« The bottom » qui est drôlement situé en hauteur (contrairement à son nom). On fait un arrêt au marché pour demander s’ils auraient une carte de la ville pour nous rendre au fameux escalier « The ladder ». Un monsieur âgé entend notre conversation et nous offre de nous y conduire (encore une fois, nous avons une belle étoile!).  Cet homme hollandais vit ici depuis 30 ans.  Il a été directeur d’école et comptable à l’Université de Médecine.  Il nous dit qu’il va nous nous conduire, c’est samedi et qu’il n’a rien de planifié.  Il nous amène au campus de l’Université de Médecine où plusieurs Américains et Canadiens viennent étudier. 


Un promeneur inattendu!




Un piéton inusité!  Regardez ces hauts murs de pierres qui longent la route pour protéger des éboulements de terrain.


L'université de médecine

Ensuite, il nous reconduit à « The Ladder ».  L’escalier comprend 800 marches par lesquelles étaient transportées à dos d’âne ou d’homme les marchandises qui arrivaient par bateau, seule voie d’accès qui menait au village avant la construction de la route actuelle terminée en 1958. 





Descente assez abrupte n'est-ce-pas?
The ladder vue de notre mouillage
 On fait du pouce pour nous rendre à un autre village appelé « Windward Side ».  Aussitôt le pouce levé un pêcheur s’arrête et nous embarque.  Mes amis, vous ne pouvez pas vous imaginez la route serpentant dans les montagnes et traversant les précipices, j'ai peur!

Finalement, on arrive sain et sauf dans ce magnifique petit village juché en montagne avec une superbe vue sur le mont Scenery qui culmine à 877 mètres.  Les petites maisons avec murs peints en blancs, volets verts et toiture rouge sont très attrayantes.  Les rues sont étroites et bordés de murs de pierre faits à la main.

La petite RBC nous suit partout dans les Antilles




Scientifiquement, tous ces conditions sont véridiques (voir le conch suspendu à droite)

Les routes sinueuses
Après avoir passé quelques heures à visiter, on lève le pouce et trois jeunes femmes nous embarquent.  L’une d’elle est Canadienne, habite Ottawa, et vient de graduer après 4 ans d’étude à l’Université de Médecine.  J’admire ces jeunes qui osent quitter leur nid et se lancer dans l’aventure.

Nos 3 nuits à Saba ont été très agités (rouleur) lors des changements de marées et courants, et ce n’est pas évident de ne pas pouvoir fermer l’œil dela nuit.  Pinnacle se faisait brasser attaché à sa bouée, l’équipage aussi, d’ailleurs, la bouée a laissé beaucoup de traces d’antifooling sur le franc-bord.


Si vous voulez y venir, choisissez une météo sans vent et vous risquerez de plus apprécier votre visite.  Ça vaut le coût d'y venir!

25 mars 2016

Le mot du capitaine

Et bien depuis notre arrivée à St-Martin, il y a déjà plus d’un mois, les travaux et le ravitaillement de Pinnacle avancent progressivement. Les travaux mécaniques importants sur le moteur diesel sont terminés.

On fait des réserves de denrées non périssables pour plusieurs mois
La tâche mécanique la plus difficile à accomplir sur le moteur diesel fut d’enlever les injecteurs de carburant. Ce fut tout un défi de les retirer du moteur étant donné qu’ils étaient installés depuis l’origine du moteur. Ils ont été nettoyés et inspectés sur un banc d’essai pour vérifier la bonne pression de carburant et son spray. Les « fuel nozzles » sur les injecteurs numéro 2 et 3 ont été remplacés. Donc maintenant, le moteur ronronne comme un charme.

Pas besoin de vous dire que dans un environnement salin comme ici-même, toute mécanique ou pièce métallique finit par perdre le combat contre la corrosion, même en faisant de la prévention. Presque tout fini par être rongé par l’air salin. Comme les fermetures éclairs des sacs à dos finissent par ne plus fonctionner et je dois continuellement lubrifier mes outils métalliques attaqués par la rouille ainsi que les pinces et les clés ajustables de mon coffre à outils. Alors, un simple travail sur le moteur diesel peut définitivement être un défi si la pièce est moindrement rouillée et figée, selon l’âge du moteur.

En plus, les conditions de travail ne sont pas toujours favorables sur un bateau. Le compartiment du moteur est assez restreint. On a la tête à l’envers, les bras tendus au maximum avec une petite vis au bout des doigts qu’on essaye avec peine et misère d’installer derrière le démarreur du moteur. Le tout se fait naturellement à l’aveuglette dans une chaleur accablante.



Certains pourraient facilement me dire : ‘’Ben Bob! De la mécanique c’est de la mécanique comme sur tout autre véhicule. « Oui effectivement, mais quand vous avez la tête à l’envers et à bout de bras dans votre moteur et dans votre cour, maintenant imaginez-vous que votre voiture bouge dans tous les sens et que vous tenez la même petite vis au bout des doigts… parce que finalement, un bateau bouge continuellement et ce n’est pas toujours évident de faire de la mécanique…sur l’eau ».

Un jour, un vieux loup de mer m’a dit :  « Vivre à bord d’un voilier, c’est réparer un bateau dans des endroits exotiques ».  Que dire de plus vrai!

Mais… Malgré tout ça!  À bien y penser, j’aime toujours admirer la beauté des cocotiers dans l’sud. Ha!

23 mars 2016

L’île de Saint-Martin est partagée entre la France et les Pays-Bas (Hollande) depuis 1648.  La frontière existe mais on la franchit sans même s’en apercevoir. 

Population:
partie française : 36 000 estimés, 115 à 120 nationalités.
partie hollandaise : 40 000 estimés.

Le premier week-end de mars, à chaque année, a lieu la course de voiliers « Heineken Regatta ».  Connue mondialement, 32 pays différents sont représentés durant cette régate et approximativement 70 voiliers de haute performance font partie de la course.

Le Simpson Bay Yacht Club de Sint Maarten est très achalandé à ce moment et les gens s’y rendent pour voir passer les voiliers qui entrent dans le lagon lors de l’ouverture du pont.  C’est une attraction pour les touristes de voir circuler les méga-yachts et les beaux grands voiliers.  

Les participants à la course sont costumés lors de leur retour de la régate.



Avez vous remarqué que ce voilier entre dans la baie de reculons, faut le faire!

Des mascottes de la régate.

Nos chers amis "brother and sister" de longue date.  Susan et Tim du Colorado .
« Info pour cruisers »
  • Du côté Dutch, plusieurs supermarchés tenus par des chinois ont d’excellents prix pour les conserves et autres.
  • Épicerie en gros « Prime Cash and Carry », genre Costco. Tout de suite après le Napa, (côté Dutch).
  • Simply Market le moins cher pour la bière Carib (24 canettes) : 16,80 $US (vous la paierez 40 $C à Grenade).
  • Il y a une laverie libre-service pas chère du côté français « Tumble Wash N Dry », tout près de Marigot. Laveuse 7 kg : 3 Euros ou 4 $US. Endroit propre, pas d’internet. Y aller de préférence durant la semaine c’est moins achalandé.
  • Les formalités à Marigot ne se font plus à la capitainerie mais à Island Water World et vous en coûte que 2 petits Euros.

14 mars 2016

St-Martin, Sint Maarten

Nous sommes à St-Martin dans le lagon de Marigot pour quelques semaines.  Nous avons quelques travaux et achats à faire afin d'entretenir et de maintenir notre maison et c'est ici que nous ferons également un gros ravitaillement pour les prochains mois.

Lorsque nous aurons terminé, nos prochains arrêts seront Saba, St. Eustasia, Nevis et Montserrat. Ce sont toutes des îles où nous ne sommes jamais allés, donc de nouvelles découvertes nous attendent.

À plus les amis!

L'équipage de Pinnacle

29 février 2016

Traversée de Antigua à St-Martin

Un anniversaire spécial

Le 27 février, le matin de mon anniversaire, je décide d’aller marcher avec Bob sur la petite plage déserte de Jolly Harbour.  Quel cadeau de la vie, d’autant plus que les coquillages abondent et je les cueille avec plaisir.  


Magnifiques n'est-ce-pas?


Vers 15 h 30 nous quittons Jolly Harbour pour nous rendre à St-Martin, 90 milles nautiques à parcourir, ce qui équivaut environ à 18 heures de navigation, donc une nuit en mer.  J’avais fait part à Bob que j’aurais préféré ne pas naviguer le jour de ma fête mais c’est Miss météo qui en a décidé autrement. 

Après le coucher du soleil, nous allumons nos feux de navigation mais aucun d’eux ne fonctionne.  Nous ne serons pas visible pour la nuit, ni de l’arrière ni de l’avant, seulement avec notre feu de mât, rien de rassurant.  (Nous les avions pourtant vérifiés deux jours précédant le départ et ils fonctionnaient).

Durant la nuit, je suis de garde et j’aperçois des bouées.  Je me dis que j’hallucine car à 1 500 pieds de profondeur c’est impossible.  Je me frotte les yeux et je regarde de nouveau, merde il y en a deux avec une pointe et deux flotteurs blancs.  Je garde mon souffle et souhaite ne pas avoir passé dessus avec Pinnacle.

À un moment donné, nous partons le moteur car il y a moins de vent et on se fait brasser de côté par les vagues.  Bruit fort et inhabituel du moteur, aurais-t-on des câblots coincés dans l’hélice.  Le moteur chauffe, la température monte et on décide de l’éteindre.

Nous ne sommes toujours pas visibles et on peut voir qu’il y a des voiliers derrière nous.  On voit une ville lumière et espérons que le bateau de croisière ne vient pas vers nous.  De temps en temps, Robert éclaire les voiles avec une lampe très puissante ce qui donne un grand reflet de luminosité sur la grande voile afin d’être bien vu des autres bateaux.  C'est stressant!

À minuit, on redémarre le moteur et tout semble bien aller.  On appuie sur l’accélérateur et il se remet à chauffer.  Merde on l’éteint.  Notre vitesse est de 3,5 nœuds. Robert a la tête dans le moteur pendant une bonne heure afin de savoir ce qui se passe.

On redémarre le moteur et on constate qu’on ne doit pas dépasser 1 500 RPM car il se met à chauffer, donc nous n’avançons pas très vite.

Arrivés à St-Martin, on doit attendre pour l’ouverture du pont à 10 h 30.  On est stressés car notre moteur nous inquiète.  L’opérateur du pont levant mentionne qu’il y aura un retard pour l’ouverture du pont.  « Mettez-en de la sauce, nous n’en avons pas encore eu assez ».  Les bateaux tournent tous en rond en attendant leur tour, l’espace est restreint.

On passe le premier pont et on doit attendre pour l’ouverture du deuxième.  On ne veut pas trop s’approcher car il y du courant, donc on s’éloigne un peu et on patiente.  Le pont ouvre enfin et on s’approche très lentement car on ne peut pas aller plus vite, ce qui ne fait pas l’affaire de l’opérateur du pont qui nous engueule comme du poisson pourri, les baguettes en l’air, vraiment frustré.  Même si on lui dit que nous avons des problèmes avec la puissance du moteur, il n’écoute même pas, il s’en fout carrément.

On finit par arriver épuisés dans le lagon sans avoir fermé l’œil de la nuit.  On réussit à s’ancrer après deux tentatives car le fond est herbeux, je n’en peux plus.  

Bonne nuit!
Pas toujours facile la vie de marin!

« Y a-t-il des superstitieux parmi vous?  Les chiffres du cadran indiquant les heures de moteur étaient 27 27 7.  Mon anniversaire le 27 février (deux fois) et la date d’anniversaire de ma mère qui est bien, en effet…le 7 de mars.  Quelle coïncidence! »


17 février 2016

Great Bird Island, Antigua

Un coin de paradis


Nous décidons de nous rendre au nord-est de l’île avec nos amis de Kimla, Claude, Marilou et Chantal que nous avons rencontré à Jolly Harbour.

C’est un endroit bien protégé de l’est par une barrière de corail, des îles et des rochers. Enfin un endroit où il n'y pas 150 bateaux dans une même baie, nous sommes moins de cinq voiliers "Cool".

Tellement beau que ça fait mal aux yeux!


Marilou et Chantal de Kimla




Marilou, Claude et nous

Comme je les aime!



Des petits amis


Pinnacle à l'ancre

Un sucrier à ventre jaune



Mon cher ami Claude, propriétaire d'un gîte à Baie St-Paul




À son sommet il y a deux « blow-holes » d’une hauteur de 100 pieds qui tombent directement dans la mer. La randonnée en vaut vraiment la peine car la vue d’en haut est splendide.




Nous avons eu le privilège de voir la course de voiliers "Carribean 600" au large.  Ces voiliers sont reconnus comme étant les plus performants au monde et peuvent atteindre des vitesses de 25 à 30 noeuds.  Cette course est considérée comme l'une des plus dures épreuves en navigation car elle sillonne plusieurs îles couvrant une distance de 1 080 km en seulement quelques jours, avec un équipage d'une dizaine de personnes à bord.