D’une superficie de 158 km carrés, Marie Galante compte 3
communes et 11 500 habitants. Elle
est appelée l’île aux cent moulins car elle a déjà compté jusqu’à 106 moulins.
Christophe Colomb est arrivé ici-même lors de sa deuxième
traversée. D’ailleurs, l’un de ses navires sur sa flottille portera le même
nom, celle de Marie Galante.
Quelle charmante petite île située juste au sud de la
Guadeloupe, un peu moins achalandée et hors des circuits touristiques si on la compare à d'autres îles
importantes , ce qui nous convient très bien.
Après 3 jours de tranquillité et de repos à l’ancre devant
le village de St-Louis, nous avons passé à l’action. Quelques photos du village de St-Louis:
Un monument à l'effigie de leurs marins disparus en mer |
Nous avons décidé de louer un petit scooter pour une journée (26 E) afin de visiter l’île. Donc, encore une fois nous sommes partis à
l’aventure avec notre lunch en direction du nord pour faire le tour de l’île
dans le sens des aiguilles d’une montre.
Les premiers arrêts fut aux merveilleuses plages exotiques sur la côte
ouest qui est bien protégée de la mer Atlantique. Étant donné, que c’est une
île un peu à l’écart des autres, plutôt vers l’est, il est difficile de s’y
rendre parce que nous avons besoin d’une bonne fenêtre météo, ce qui veut dire
au moins un vent faible de l’est.
Alors, les plages de cocotiers au sable blanc sont quasi-désertiques et l’eau est limpide, une réplique des Bahamas.
Arrivés au Nord
de l’île, le décor change radicalement avec ses immenses falaises à couper le
souffle qui font face à la mer Atlantique et protège le littoral de son île.
Les vagues sont toujours impressionnantes lorsqu’elles viennent frapper au pied
de ces parois de plus de 200 pieds de hauteur.
Après avoir navigué depuis un certain temps sur les mers du Sud, cela
reste toujours impressionnant pour nous de constater la puissance de la mer.
Merci à elle encore une fois de nous permettre de naviguer sur ses eaux…quand
elle est de bonne humeur!
Arche naturellement creusée par la mer |
Donc, le prochain arrêt de notre escapade en scooter était
un peu plus sérieux et éducatif!!!. Alors, nous nous sommes arrêtés à la
Rhumerie ‘’Bellevue’’. Je dois vous mentionner aussi que l’histoire du rhum a
bel et bien commencée ici-même sur cette petite île de la Guadeloupe, il y a
plus de cent ans. Donc, il n’y était pas
question de quitter cette riche terre avant même d’y avoir visité non seulement
une distillerie mais les trois distilleries existantes et encore fonctionnelles
aujourd’hui sur l’île de Marie-Galante.
C’est très simple le rhum est comme le vin. Les distilleries ont tous
développé un goût particulier pour leurs rhums, un peu comme un château qui
produit son propre vin. Un fait intéressant, c’est le modèle de la colonne de
distillerie qui va vraiment déterminer le goût du rhum. Ok! Je ne veux pas dire
que nous sommes des maîtres-connaisseurs de ce bon nectar mais plutôt des
amateurs fidèles de la dégustation du rhum. La seule différence avec le vin, c’est
que nous, on ne le crache pas…lors d’une dégustation. Ah!
Cuves de fermentation à gauche et colonne de distillation à droite |
Les premières installations datant du 18e siècle |
Le joli moulin à vent (1821) |
La balade s’est poursuivie vers le sud pour visiter les
villages côtiers. Les rencontres avec les Marie-Galantais fut très intéressantes
tout au long de la journée et notre séjour à St-Louis. Définitivement, c’est un
peuple chaleureux et très accueillant.
Splendide vue d'un hôtel à Capesterre |
L'Église de Capesterre |
Une dame charmante fière de sa jolie maison |
Notre dernière distillerie et non la moindre que nous avons
visité est l’une des plus vielles dans l’histoire du Rhum dans les Caraïbes. La
distillerie artisanale Poisson du Père Labat. Jean-Baptiste Labat appelé plus
communément Père Labat aurait élaboré aux Antilles, pour soigner une fièvre,
une eau de vie (guildive sucrée) qui, à la suite de quelques évolutions, est
aujourd’hui devenue le rhum. Sur l’île de Marie-Galante, la distillerie Poisson
produit le Rhum du Père Labat qui porte son nom.
Les ruines de l’ancienne sucrerie Trianon ont été classées monument historique en 1981. Cette sucrerie se situe en fait sur l’habitation Roussel-Trianon, propriété du Conseil Général de la Guadeloupe. Elle a été construite vers 1850. Le moulin à vent de l’habitation Roussel-Trianon est un des plus beaux de l’île ainsi que le plus ancien. Il est utilisé pour le broyage de la canne à sucre. Ce moulin, ainsi que la cheminée, ont été construits en pierre de taille calcaire. Quant au bâtiment agricole, il a lui été réalisé en pierre et brique, ce qui est très rare dans les îles de Guadeloupe.
Un grand champ de canne à sucre |
Salut
RépondreSupprimerBelle visite de l'île
RépondreSupprimerChanceux dégustation de rhum....miam
Bon séjour